Alerte sur la suppression des aides aux tiers-lieux #PLF26
Temps de lecture : 2 minutes.L’UFISC, membre de l’Association Nationale des Tiers-Lieux (ANTL), relaie le communiqué publié le 12 février 2026 relatif à la suppression des aides aux tiers-lieux dans le Projet de Loi de Finances 2026.

L’Association Nationale des Tiers-Lieux (ANTL), dont l’UFISC est membre, alerte sur la suppression des aides directes aux tiers-lieux dans le Projet de Loi de Finances 2026. Une décision brutale qui fait peser une menace immédiate sur un écosystème essentiel pour les territoires et les dynamiques culturelles, sociales et solidaires.
Selon les données de l’Observatoire des Tiers-Lieux (2023), 3 500 tiers-lieux sont aujourd’hui actifs en France.
Ils représentent :
- 30 409 emplois directs en CDI ;
- 47 858 structures hébergées (entreprises, associations, artisan·es) ;
- 882 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel ;
- 13 millions de participant·es à des événements culturels ;
- 377 159 bénéficiaires de formations professionnelles, dont une majorité de personnes sans activité ou en création d’entreprise ;
- 62 % d’implantations situées hors des métropoles, dans des territoires ruraux ou périurbains.
Leur modèle hybride repose pour près de la moitié sur des financements publics, traduisant la reconnaissance institutionnelle de leur utilité sociale.
Au-delà des lieux eux-mêmes, c’est tout une chaîne d’interdépendances territoriales qui se trouve fragilisée : des demandeurs d’emploi en reconversion, des artisans et indépendants en quête de soutien, ou encore des habitant.e.s isolés qui perdent des espaces de formation, d’insertion et de lien social, souvent uniques dans leur territoire.
Dans des contextes marqués par une défiance accrue envers les institutions nationales, ces espaces de proximité constituent des lieux concrets d’expérimentation démocratique, de coopération et de participation citoyenne.
Face aux menaces qui pèsent sur les tiers-lieux, l’ANTL appelle à une mobilisation générale des territoires et interpelle directement les équipes municipales et les préfectures pour qu’elles fassent des tiers-lieux une priorité d’action publique locale, à quelques mois des élections.

