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Type :Communiquéthematique : Focus - crise sanitaire COVID, Politiques publiques

Le passe vaccinal, impasse pour la Culture

10.02.20226 minutes.

Le secteur culturel est profondément ancré dans les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité. Notre raison d’être consiste à faire partager des émotions, à faire réfléchir, à faire échanger des personnes, de tout âge et de toute condition, rassem…  

Le secteur culturel est profondément ancré dans les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité.

Notre raison d’être consiste à faire partager des émotions, à faire réfléchir, à faire échanger des personnes, de tout âge et de toute condition, rassemblées (dans une salle de concert, un théâtre, un chapiteau, dans la rue, une salle d’exposition, un musée, un cinéma, une bibliothèque…). Quand la substance même de notre action réside dans la recherche de la participation de toutes et tous à la vie culturelle, comment le gouvernement peut-il nous donner l’injonction de trier les personnes et de leur refuser l’accès à ces espaces collectifs d’émancipation ? Alors même que notre pays a plus que jamais besoin d’expression, de création et de lien social, nous sommes persuadés de l’intérêt général de la culture.

Nos organisations sont conscientes de la gravité de la pandémie et soucieuses de la protection de la population comme de celle de leurs salarié·e·s et de leurs partenaires. Nous sommes évidemment convaincu·e·s du soutien public renforcé qui doit être apporté à la santé, comme bien commun et bien public, et de la solidarité qui doit s’exercer au niveau mondial, notamment par la levée des brevets sur les vaccins.

Pour autant, nos organisations ont-elles à assumer le transfert de responsabilité des décisions prises par le Gouvernement ? Sommes-nous la 1ère ligne impliquée dans la mise en œuvre du programme visant à « emmerder les Français non vaccinés » ?

Nos organisations sont consternées de devoir contrôler le statut vaccinal de leurs équipes salariées et de leurs nombreux bénévoles. Nous sommes face à des contradictions sur le plan sanitaire. Si nous avons le devoir – et la volonté – de protéger nos collègues, une équipe devra refuser un emploi à une personne présentant une preuve qu’elle n’est pas positive au Coronavirus, alors que, dans le même temps, une personne ayant un passe vaccinal pourrait être positive et contaminer le reste de l’équipe.

Les choix artistiques, les choix de programmation sont désormais soumis à la condition d’un passe vaccinal. Nous ne devrions pas avoir à imposer une telle contrainte auprès des équipes artistiques et de tout∙e intervenant∙e avec qui nous construisons des projets. Dans le spectacle vivant, un·e seul·e artiste non vacciné·e, non remplaçable, implique l’annulation de représentations, de résidences de création, d’actions d’éducation artistique et culturelle. Les conséquences sont ainsi multiples et sévères pour l’ensemble des équipes qui risquent de perdre leurs revenus comme pour nos concitoyen·ne·s privé·e·s de spectacles.

Nous voyons des équipes artistiques exploser de l’intérieur pour des différences de statut vaccinal, au risque de briser des relations et des personnes, d’assécher notre vivier artistique, d’empêcher tant son éclosion que son développement.

Depuis novembre 2015, les établissements recevant du public (ERP) ont vu s’appliquer le plan Vigipirate, la loi sécurité globale, puis, depuis 2020, des protocoles sanitaires qui se sont enchaînés. Rien qu’en 2021, nous avons été soumis à 9 protocoles différents et les changements de règles continuent en 2022… Comment le public peut-il s’y retrouver ?

Cet enchaînement de procédures sécuritaires et sanitaires laisse des traces et risque de changer la nature et la perception de nos établissements et événements : de lieux de convivialité et de partage vers des lieux de contrôles et de contraintes…

Nos organisations sont confrontées à une crise grave et inédite qui sera lourde de conséquences à long terme. Les équipes permanentes, les artistes, les technicien∙ne∙s travaillant dans la culture sont entravé·e·s dans leur liberté fondamentale d’exercer leur profession. Les risques psychosociaux n’ont jamais été aussi prégnants dans toutes les professions de notre secteur. Nous n’avons jamais connu un tel désarroi.

À notre connaissance, dans aucun autre pays européen, les artistes, technicien∙ne∙s ou membres des équipes du secteur culturel sont empêché∙e∙s de travailler du fait de leur statut vaccinal. Le passe vaccinal est ainsi en décalage avec le passe sanitaire européen (Certificat numérique de l’Union européenne) en vigueur jusqu’au 22 juin 2022 et risque fort d’impacter plus défavorablement encore la mobilité internationale du secteur et d’abîmer un peu plus les liens qui nous unissent avec des artistes et professionnel∙le∙s culturel∙le∙s de toutes origines.

Le passe vaccinal est une impasse pour la culture. Comme un coup de grâce, il dégrade un peu plus la perception du secteur culturel par la population, fracture les individus en étant source de discorde et achève de démolir le moral des équipes qui font vivre la culture et en sont une richesse cruciale.

Nous voulons sortir de l’impasse au plus vite !
Nous demandons le retrait du passe vaccinal.

 

Signataires : 

  • CITI – Centre International pour les Théâtres Itinérants
  • FAMDT – Fédération des acteurs et Actrices de Musiques et Danses Traditionnelles
  • FEDELIMA – Fédération des Lieux de Musiques Actuelles
  • FEMA – Fédération musiques actuelles de Bourgogne-Franche-Comté
  • FEVIS – Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés
  • FNAR – Fédération Nationale des Arts de la Rue
  • FRACA-MA – Fédération régionale des acteurs culturels et associatifs – Musiques Actuelles
  • FUTURS COMPOSÉS – Réseau national de la création musicale
  • GRABUGE – Réseau des musiques actuelles du Grand Est
  • GRANDS FORMATS
  • KOLET’ – Réseau des acteurs culturels du spectacle vivant de la Réunion
  • OCTOPUS – Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie
  • PAM – Pôle de coopération des Acteurs de la filière Musicale en Région Sud & Corse
  • LE POLE – Le Pôle de coopération pour les musiques actuelles en Pays de la Loire
  • RIF – Réseaux des musiques actuelles en Ile-de-France
  • RIM – Réseau des indépendants de la musique en Nouvelle-Aquitaine
  • SCC – Syndicat des cirques et compagnies de création
  • SYNAVI – Syndicat national des arts vivants
  • THEMAA – Association nationale des Théâtres de Marionnettes et Arts Associés
  • UFISC – Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles
  • ZONE FRANCHE – Le réseau des Musiques du Monde

 

Contact presse :

Boris Colin | FEDELIMA – coordinateur des collaborations intersectorielles
boris.colin@fedelima.org – 06 13 06 07 29

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Type :Communiquéthematique : Focus - crise sanitaire COVID, Politiques publiques

Pour la reprise des concerts debout !

04.01.20224 minutes.

Lors de l’allocution du 27 décembre dernier, le Premier ministre a annoncé l’interdiction des concerts debout ainsi que celle des rassemblements de plus de 2 000 personnes en intérieur et de 5 000 personnes en extérieur à compter du 3 janvier 2022 et…  

Lors de l’allocution du 27 décembre dernier, le Premier ministre a annoncé l’interdiction des concerts debout ainsi que celle des rassemblements de plus de 2 000 personnes en intérieur et de 5 000 personnes en extérieur à compter du 3 janvier 2022 et pour une période de trois semaines, cela en vue d’endiguer le nouveau pic épidémique au lendemain des fêtes de Noël.

Nos organisations sont en colère suite à ces annonces qui n’ont donné lieu à aucune concertation préalable avec la profession et les désapprouvent radicalement.

En effet, au printemps dernier, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a conclu que la présence au concert-test d’Indochine organisé en lien avec le Prodiss « n’a pas été associée à un surrisque de transmission du (Covid-19) », y compris « en configuration debout, sans distanciation physique » et ce « chez des personnes masquées avec un test antigénique négatif dans une salle fermée ».
Cette étude a pu depuis être corroborée par d’autres, telles que celle de l’Institut Pasteur qui juge les lieux culturels à faible risque, ou encore celle publiée fin novembre 2021 dans The Lancet qui a montré que les concerts qui se sont tenus entre fin mai et mi-août ne représentaient pas de risque supplémentaire de contracter le variant Delta.

Aussi nous dénonçons une nouvelle fois la stigmatisation du secteur des musiques actuelles dans le cadre de cette épidémie.
Nous servons encore de bouc émissaire au Gouvernement, puisqu’à la période de Noël, les salles de concert étaient en effet fermées, comme chaque année, en raison des fêtes de fin d’année.
En aucun cas, donc, les concerts debout n’ont pu concourir au pic épidémique survenu au lendemain des fêtes de Noël.

Par ailleurs, nous révoquons le traitement inéquitable que le Gouvernement réserve à notre secteur et demandons à ce qu’il cesse au plus vite. En effet, la reprise de nos activités depuis le 1er juillet dernier est déjà extrêmement complexe après tant de mois de fermeture.

Nous demandons une reprise des concerts debout dans les meilleurs délais et dans les mêmes conditions que celles imposées aux autres établissements recevant du public (ERP).

En effet, rappelons que les salles de concert sont d’ores et déjà soumises aux règles de présentation du pass sanitaire et de port du masque.

Les pratiques culturelles comme celle des musiques actuelles favorisent la production de sens, la sociabilité et l’ouverture au monde, autant de sujets vitaux actuellement pour notre démocratie.

 

À propos de la FEDELIMA :
La FEDELIMA est, depuis le 1er janvier 2013, un réseau national qui regroupe des lieux et projets dédiés aux musiques actuelles sur l’ensemble du territoire français. Elle a pour objet de fédérer et développer toute initiative d’intérêt général en matière de musiques actuelles, d’aider ses membres à anticiper les mutations culturelles, économiques, technologiques, politiques et sociales, de les soutenir dans leur développement en proposant les moyens et outils adéquats dans un souci de complémentarité et de coopération, et ceci du niveau local à l’international. Actuellement, près de 150 projets ou structures adhèrent à la FEDELIMA. Très
majoritairement associatifs, ils représentent une grande diversité de territoires et s’incarnent à travers différentes tailles d’équipes et d’équipements, d’histoires et de projets artistiques et culturels.

À propos du SMA :
Créé en 2005, le Syndicat des Musiques Actuelles (SMA) est le syndicat de la filière des musiques actuelles, aujourd’hui composé de plus de 520 structures. Il représente ainsi des festivals, des salles de concerts (dont les salles labellisées SMAC par l’État), des producteurs de spectacles, des producteurs de disques (labels), des centres de formation ou encore des radios, ainsi que des fédérations et réseaux.
Ces entreprises indépendantes et majoritairement associatives ont pour point commun d’œuvrer en faveur de l’intérêt général et de la diversité, notamment en soutenant l’expression des artistes et l’accès à la culture des populations. Le SMA a pour rôle de renseigner et conseiller ses membres en matière juridique, sociale et fiscale. Il les représente aussi dans les instances paritaires professionnelles, telles que le CNM, l’Afdas ou au sein des conventions collectives. Enfin, le SMA défend les intérêts du secteur des musiques actuelles auprès des pouvoirs publics pour une meilleure prise en compte.

 

Contacts presse :
FEDELIMA – Boris Colin – boris.colin@fedelima.org – 06 13 06 07 29
SMA – Aurélie Hannedouche – dg@sma-syndicat.org – 06 99 10 75 75

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Type :Communiquéthematique : Focus - crise sanitaire COVID, MCAC, Politiques publiques, · Mobilisations

Revitalisons la culture pour faire face aux impacts socio-économiques de la crise sanitaire !

15.07.20215 minutes.

Depuis plus d’un an, l’UFISC, ses 18 organisations membres, l’association Opale/CRDLA Culture et plusieurs organisations, réseaux, fédérations, de dimension régionale ou nationale, s’associent et se mobilisent auprès des structures artistiques et cul…  

Depuis plus d’un an, l’UFISC, ses 18 organisations membres, l’association Opale/CRDLA Culture et plusieurs organisations, réseaux, fédérations, de dimension régionale ou nationale, s’associent et se mobilisent auprès des structures artistiques et culturelles et de l’ensemble de nos concitoyen·nes pour faire face à l’impact de l’épidémie de COVID-19. Ensemble, ils ont constitué un collectif solidaire, la Mobilisation et Coopération Arts et Culture (MCAC).

En avril 2020, les membres de cette MCAC lançaient une première enquête nationale ayant pour objectif d’évaluer l’impact de la crise sanitaire sur les acteur∙rices artistiques et culturel∙les et d’identifier les mesures et accompagnements pour y faire face. Les résultats de ce travail ont permis de faire remonter de manière fine aux pouvoirs publics les problématiques rencontrées par les acteur∙rices du secteur, d’élaborer des propositions concrètes en matière de politiques publiques et d’affiner les réponses collectives apportées aux acteur·rices par le biais de mesures et d’accompagnements collectifs et individuels adaptés.

Dans la continuité de ce premier travail, les membres de la MCAC ont décidé de lancer en janvier 2021 une seconde enquête nationale auprès de toutes les structures culturelles (membres ou non de l’UFISC et des organisations de la MCAC) en centrant les questionnements sur les aspects socio-économiques et financiers. Il s’agissait d’approfondir, à l’aune de la première enquête et après une année de crise, la connaissance commune des difficultés et des problématiques rencontrées par les structures culturelles.

Cette enquête flash coordonnée par l’association Opale/CRDLA Culture, l’UFISC et la FEDELIMA, donne la mesure de l’impact socio-économique de la crise sanitaire de la COVID-19 sur les structures du champ artistique et culturel, en particulier les associations culturelles employeuses (ACE) et structures de l’Économie Sociale et Solidaire :

  • une diminution des produits d’exploitation représentant en moyenne -25 % du budget de référence (2019) des structures ;
  • une baisse nette des frais de personnel représentant en moyenne -9,5 % de leur budget de référence ;
  • des recettes propres en baisse importante (-35 %), dont la perte équivaut en moyenne à -24 % de leur budget de référence.

Certes, la stabilité des subventions et les aides exceptionnelles liées à la crise ont amoindri la baisse du chiffre d’affaires des structures. Et dans le même temps, la nette dégradation de l’activité allant jusqu’à son absence, a entraîné une diminution des frais de personnels et une limitation des dépenses et charges liées aux activités. En moyenne, les aides exceptionnelles versées dans le cadre de la crise sanitaire de la COVID-19 ne « compensent » que pour moitié les pertes budgétaires des structures.

Concernant l’impact sur la masse salariale, les diminutions les plus importantes de frais de personnels s’observent chez les producteurs et les compagnies qui sont les premiers employeurs de salarié∙e∙s artistes et technicien∙ne∙s en intermittence. Par ailleurs, on constate une baisse de -29 % du budget total consacré à la rémunération des artistes auteur∙rices entre 2019 et 2020. Cela montre le gigantesque impact de la crise sur l’emploi direct et indirect, et donc sur le revenu des travailleur∙euses indépendant∙es et intermittent∙es, du secteur artistique et culturel.

Enfin, de nombreuses inquiétudes s’expriment. 45 % des répondant∙e∙s à l’enquête pensent que leur situation va continuer de se détériorer, et environ un quart s’attendent à une baisse des subventions et des soutiens de leurs collectivités territoriales partenaires.

Il∙elle∙s expriment également de nombreuses craintes quant à l’impact de la crise à moyen terme (deux ou trois prochaines années) : commanditaires plus frileux à s’engager, embouteillages de propositions artistiques dans les lieux de diffusion, phénomènes de dérégulation, modifications de pratiques professionnelles induites par la mise en œuvre d’activités « à distance », non-retour des spectateur∙rices, pratiquant∙es…

Les mesures mises en œuvre par les pouvoirs publics, État, collectivités territoriales et organismes parapublics, ont permis dans l’ensemble de « limiter la casse » et aux structures de survivre pour un grand nombre d’entre elles. Mais les répercussions sur l’emploi direct et indirect comme sur le moral du secteur sont importantes. Un arrêt soudain des mesures, activité partielle ou aides exceptionnelles, sans que soit assurée une reprise efficiente, mettrait à mal l’équilibre précaire qui a été plus ou moins maintenu jusqu’à présent.

Le contexte sanitaire est loin d’être revenu à la normale et les structures continuent à se confronter à de grandes difficultés pour la mise en œuvre de leurs activités. Les dernières mesures annoncées vont une fois de plus largement peser sur le secteur culturel. Les effets domino de cette crise vont s’installer dans la durée.

C’est pourquoi nous appelons à un soutien de long terme. Un soutien durable, renforcé, qui va au-delà de la mise en place de mesures de secours ponctuelles nécessaires pour faire face à la crise, dans la perspective d’une revitalisation culturelle et d’un « après » réinventé, plus solidaire et plus humain.

L’UFISC et ses membres dans le cadre de la Mobilisation et Coopération Art et Culture.

Consulter la note de synthèse de l’enquête flash #2 « Impacts socio-économiques de la crise sanitaire sur les structures culturelles et artistiques en 2020 » (juillet 2021) : http://ufisc.org/structuration-professionnelle/75-actualites-structuration-pro/368-enquete-flash-culture-vs-covid-19.html

► Contact : Grégoire Pateau, Chargé d’étude : gregoire.pateau@ufisc.org

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Type :Communiquéthematique : Focus - crise sanitaire COVID, Politiques publiques, · Plans et politiques culturelles nationales

Culture en danger : le temps des engagements !

25.02.20216 minutes.

Les structures culturelles, en particulier celles du spectacle et du cinéma, ont été les premières touchées par des restrictions et fermetures liées à la crise sanitaire : le 4 mars prochain en sera le premier et triste anniversaire. Les artistes et…  

Les structures culturelles, en particulier celles du spectacle et du cinéma, ont été les premières touchées par des restrictions et fermetures liées à la crise sanitaire : le 4 mars prochain en sera le premier et triste anniversaire. Les artistes et techniciens intermittents du spectacle, les permanents de nos secteurs et nombre d’artistes-auteurs sont depuis privés d’une grande part de leurs activités et de leurs revenus.

Les mesures de soutien prises par le gouvernement et les collectivités territoriales, incontestables et indispensables depuis le début de la crise, n’ont cependant pas permis à une majorité des acteurs du secteur de voir compensées leurs pertes d’activités et leurs pertes économiques. La mise en œuvre de ces aides, a par ailleurs largement manqué de transparence et d’équité. À ce stade, l’emploi permanent a pu être préservé, mais l’activité partielle est intervenue minoritairement pour compenser les annulations de contrats des intermittents (14% au printemps dernier, moins de 4% en septembre, en déclin depuis). Des employeurs se voient par ailleurs refuser leurs demandes par l’administration alors que les contrats de cession ne sont pas honorés.

2021 est l’année de tous les dangers : budgets des collectivités territoriales en berne – ils sont les premiers financeurs de la Culture – et gouvernement qui réduit, mois après mois, son soutien au secteur culturel dont les restes à charge vont encore augmenter. Les perspectives de ressources propres pour l’ensemble des structures (billetterie pour les lieux et festivals, cession du droit d’exploitation pour les équipes artistiques) sont atones et les volumes d’emploi s’effondrent, aggravant le phénomène de précarité et de manque de visibilité. Une partie des artistes et techniciens intermittents du spectacle ont vu leur droit à l’assurance chômage prolongé jusqu’au 31 août 2021 et quelques mesurettes sont arrivées pour certains jeunes et une petite partie des artistes-auteurs et indépendants.

Le public s’est souvent fait entendre aux côtés des professionnels pour dire que “ce n’était pas une vie” d’être éloigné des œuvres et des artistes. Nos revendications pour la survie de nos entreprises et pour les professionnels qui travaillent avec elles sont celles d’un secteur important à la cohésion de notre société tout comme le champ du spectacle occasionnel primordial pour bon nombre d’artistes et techniciens.

Nos structures et nos salariés sont plongés dans le désarroi. Exsangues et épuisés, nous demandons à présent des décisions fermes et immédiates pour que soit permis à toutes celles et ceux qui exercent un métier culturel de pouvoir en vivre et non plus survivre, à savoir :

Une méthodologie de travail pour la réouverture dans un calendrier réaliste pour les lieux culturels, y compris ceux qui accueillent des pratiques en amateur, et un engagement sur la tenue des festivals et des spectacles occasionnels organisés dans le cadre des festivités populaires, nous permettant d’arrêter de naviguer à vue de quinzaine en quinzaine, au mépris de la santé physique et mentale des équipes.

Une réelle concertation sur un plan de relance réaliste et adapté pour accompagner la reprise d’activité qui ne pourra avoir lieu sans volontarisme et aides substantielles.

Un fonds pour l’emploi direct dédié au secteur culturel permettant un maintien du volume d’emploi (résidences de recherche ou de création, répétitions, actions de transmission, etc.), donc le maintien des compétences spécifiques à nos métiers, qui puisse aussi permettre de mener une politique volontariste d’inclusion des jeunes, et apporter un soutien à l’ensemble des artistes-auteurs et des indépendants de la culture ;

Un engagement sans tarder sur la prolongation de l’année blanche au-delà du 31 août 2021 pour tous les intermittents du spectacle ;

Une consolidation immédiate des organismes sociaux du secteur culturel (l’Afdas pour la formation professionnelle, le CMB pour la prévention et la santé au travail, la Caisse des Congés Spectacles, Audiens pour la santé et la prévoyance) durement touchés par l’absence de cotisations liée à l’effondrement du volume d’emploi. Ces droits sociaux complémentaires doivent être garantis ;

Faciliter l’accès au fonds de solidarité pour le rendre éligible à tous les artistes auteurs et mettre-en-place des mesures spécifiques telle qu’une indemnisation forfaitaire pour tous les artistes-auteurs d’un spectacle pour chaque date annulée depuis le 17 mars 2020, quand l’artiste-auteur n’a pas pu bénéficier d’un autre type d’indemnisation pour ces dates.

Une solution – qui s’est trop fait attendre – à l’impossibilité pour certains salariés et artistes-auteurs d’ouvrir des droits à un congé maternité ou un congé maladie, proprement discriminatoire, alors que l’égalité entre femmes et hommes doit être un combat encore plus actif en période de crise.

Les choix politiques dans cette période sont difficiles, nous le savons. Néanmoins, nous ne pouvons souscrire à des décisions qui réduiraient à néant l’idée même de politiques culturelles, de tentatives de déploiement vers tous les publics qui sont loin d’être achevées. L’exercice des droits culturels que constituent la liberté de création, l’accès du plus grand nombre aux œuvres de l’esprit et la citoyenneté active est indissociable du pacte républicain.

La Culture est un bien commun.

Elle est partout. Elle ouvre des voies, offre des perspectives, appelle à réfléchir sur soi, sur les autres, sur le monde. Elle est un espoir.

Nous allons la défendre. Nous ne voulons plus d’effets d’annonce, nous voulons des engagements ! Notre volonté d’exercer nos métiers et d’en vivre est aussi celle de maintenir le dialogue avec le public.

Le 4 mars, tous les acteurs du monde culturel seront à nouveau mobilisés !

 

APPEL UNITAIRE A LA MOBILISATION JEUDI 4 MARS 2021
w w w . c u l t u r e 4 m a r s . f r
Tous les rendez-vous : ICI

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Type :Webinairethematique : Droits fondamentaux et culturels, Focus - crise sanitaire COVID, Politiques publiques

Droits fondamentaux & Covid-19

08.01.20212 minutes.

L’APRÈS C’EST MAINTENANT, et ce n’est pas comme avant ! Où en sommes-nous des droits humains fondamentaux dans le contexte de crise du COVID-19 ? Nous avons souhaité prendre un temps pour revenir et échanger sur les effets de la pandémie et des mesur…  

L’APRÈS C’EST MAINTENANT, et ce n’est pas comme avant !

Où en sommes-nous des droits humains fondamentaux dans le contexte de crise du COVID-19 ? Nous avons souhaité prendre un temps pour revenir et échanger sur les effets de la pandémie et des mesures de confinement, qui nous ont tou·te·s touché·e·s, de façons diverses. Cette période trouble a-t-elle transformé nos façons de penser ? A-t-elle approfondi nos engagements ? Comment s’emparer du contexte pour ne pas retomber dans les dérives de « l’avant » ? A l’heure des revendications pour l’égalité des dignités et des droits, de la remise en question de nos pratiques, de la nécessaire transformation des politiques publiques, comment passer des propos aux actes ?

Ce webinaire, proposé par l’UFISC en lien avec la Mobilisation et Coopération Arts et Culture contre le COVID-19, s’inscrit dans une série de webinaires préparant l’événement Pop Mind 2021, tout en prenant en compte les enjeux spécifiques à la crise sanitaire sans précédent à laquelle nous faisons face.

Pop Mind sont des rencontres européennes bisannuelles, lors desquelles des professionnel·le·s de la culture interrogent leur rôle et leurs pratiques. On y réfléchit notamment comment améliorer ses pratiques, en évitant l’entre soi, en favorisant les solidarités, un meilleur respect des droits fondamentaux, et en prenant en compte la diversité culturelle dans toute son envergure.
https://www.pop-mind.eu/

► Voir toutes les vidéos du cycle de webinaires sur les Droits culturels et référentiels d’évaluation : https://youtube.com/playlist?list=PLKhel3PObjSckckfV0dyoYKgfM7Pm5jZH&si=lxtNCY5MbVc9M561

► Voir toutes les vidéos sur les Droits culturels : https://www.youtube.com/playlist?list=PLKhel3PObjSdZD9SB_YnS0ghiSTlhSN61

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Type :Vidéothematique : Focus - crise sanitaire COVID, Politiques publiques, · Mobilisations

Covid-19 : tirer les enseignements de la crise et capitaliser sur les initiatives émergentes.

22.10.20201 minute.

Rencontre organisée le 22 octobre 2020, à l’occasion du forum « Entreprendre dans la Culture 2020 » organisé par le ministère de la Culture. Dès le début de l’épidémie, les acteur·rices culturel·les ont cherché des capacités de résilience face à la cri…  

Rencontre organisée le 22 octobre 2020, à l’occasion du forum « Entreprendre dans la Culture 2020 » organisé par le ministère de la Culture.

Dès le début de l’épidémie, les acteur·rices culturel·les ont cherché des capacités de résilience face à la crise en activant des solidarités, en mutualisant, en coopérant. Ces initiatives ont répondu à au moins trois impératifs : s’inscrire dans la co-construction, faciliter la participation des personnes, viser l’équité économique dans les filières. Un tour d’horizon au travers de trois témoignages pour tenter de comprendre pourquoi et comment ces pratiques pourraient se pérenniser.

Intervenant·es :
• Yvain LEMAITRE, administrateur des Galapiats
• Emmanuel PIDOUX, directeur de la Culture, ville de Colomiers
• Stéphanie THOMAS, Coordinatrice de la coopération professionnelle de la FEDELIMA et Présidente de l’Ufisc
• Marie GOISET, coordinatrice de l’ALIP (Association des Librairies Indépendantes en Pays de la Loire)

Modérateur : Colin LEMAITRE

► Voir toutes les vidéos des interventions et contributions de l’UFISC : https://youtube.com/playlist?list=PLKhel3PObjSeXjgDffdsZReay7_XAuc2C&si=vp7VZevGZ6brzfw4

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